Les Enfants de l\'Ô

de l \'écriture à la publication

De la difficulté de créer une ville, et par extension, un monde.

Un article de Vanessa du Frat5 juillet 2008 à 0:12

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Jusqu’à maintenant, j’ai toujours choisi la facilité : descriptions pauvres, points de vue de personnages connaissant la ville, donc parti pris de ne pas la décrire (vous vous arrêtez souvent, vous, en admiration devant votre ville natale, pour passer en revue l’histoire de sa construction et son architecture ? En tout cas, moi, ça ne m’est jamais arrivé). Mais là, mon couple de personnages arrive dans une nouvelle ville, qu’ils ne connaissent ni l’un ni l’autre, et qui est suffisamment différente de tout ce qu’ils ont vu jusqu’à présent pour qu’ils en soient étonnés et la décrivent.

Sauf que voilà, du coup, il faut que je l’invente, cette ville… Et vu comme j’étais partie, je décrivais une ville en plein désert sortie de nulle part. Heureusement, Lily est plus experte que moi dans ce domaine et m’a rappelé quelques règles de base :

  • construire près d’un point d’eau conséquent
  • utiliser les matériaux présents sur place
  • réfléchir au nombre d’habitants de la ville et l’adapter en conséquence
  • prendre exemple sur des villes construites récemment

Elle a aussi proposé des trucs sympas, genre les quartiers à thèmes. Mais étant une habituée de New York et d’autres grandes villes, c’était probablement le seul truc auquel j’avais pensé toute seule. Je me suis dit que des colons risquaient d’être nostalgiques de leur patrie d’origine et de reprendre certains de ses symboles. On le voit bien, d’ailleurs, avec les Etats Unis. Combien de villes portent le nom de villes européennes ?

Alors voilà, je me sens bien de mettre l’Opera de Sydney ou un autre bâtiment marrant en plein milieu de la ville. Grâce à Lily, ma ville est construite au bord de l’océan, et la vieille ville, conservée comme souvent, est composée de bâtiments de brique rouge :)

J’ai choisi des métros aériens et souterrains pour les transports, ainsi que quelques bus. (Et là, vous vous dites, ok, on a compris, ta ville, c’est New York) Et comme ils avaient plein de place, il y a beaucoup de jardins et de grands espaces. Et ils profitent aussi de la présence du port et de l’océan pour avoir de sympathiques petits ékranoplanes qui font les plus longs trajets (un grand merci à mon chéri pour l’histoire des ékranoplanes, d’ailleurs !).

Bref, ça commence à prendre forme, mais ce n’était pas facile. Et, chose très marrante, je viens de trouver sur mon ordinateur une image qui est à peu de choses près ce que je veux pour ma ville. C’est drôle, la personne qui a créé cette ville a aussi pensé à remettre des monuments symboliques importants. (clic droit sur l’image pour l’avoir en plus grand, afficher l’image)

Après, du coup, je me suis posé toutes sortes de questions sur le monde où se déroule l’action des Enfants de l’Ô. J’ai décidé de laisser tomber le nom Lambda pour la planète, car maintenant, Alpha, Lambda, Epsilon, tous ces charmants endroits aux noms d’une époustouflante originalité se trouvent sur une seule et même planète, et j’espère bien que vous allez m’aider à trouver un nom génial, parce que vous avez pu constater que ce n’était pas mon point fort ^^

Et là… Mon copain, comme toujours, pose le doigt sur les problèmes… Quel pourcentage de terres émergées ? Combien d’heures pour la rotation de la planète sur elle-même ? Quel diamètre ? Et moi, ben… “Euh, comme la Terre !” Oui, je sais, la probabilité de trouver une exoplanète de la même taille que la Terre, qui a la même durée de rotation sur elle-même, qui a la même durée de rotation autour de son soleil (à noter que leur soleil est de la même classe que le nôtre), qui a la même atmosphère, un climat similaire, etc. etc., approche le zéro absolu. Mais bon. Du coup, j’ai décidé de faire de cette faiblesse une force ! Je n’en dis pas plus pour le moment (surtout que je n’ai pas encore vraiment déterminé comment j’allais faire ça).

Dites, les écrivains de fantasy parmi vous, les créateurs de monde, tout ça, est-ce que vous connaissez un bon logiciel pour dessiner la carte d’une planète ? Mon copain en a besoin pour dessiner la planète.
D’autre part, est-ce que vous auriez des conseils ou des trucs à ne pas négliger ? Merci d’avance !

Et n’hésitez pas à partager ici vos expériences — désastreuses ou non — de création de villes ou de planètes !



1000 mots par jour - le bilan

Un article de Vanessa du Frat4 juillet 2008 à 23:45

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Parce que je ne vais quand même pas faire une entrée par jour simplement pour relater mes progrès, voici un petit bilan que j’éditerai au fur et à mesure.

  • 9/06/08 : 1200 mots
  • 10/06/08 : 1450 mots
  • 11/06/08 : 1100 mots
  • 12/06/08 : 1500 mots
  • 13/06/08 : crevée, déprimée, mal à la tête, rien foutu
  • 14/06/08 : 1100 mots, et j’en prévois encore au moins mille pour ce soir, histoire de rattraper la journée d’hier.
  • 15/06/08 : 1100 mots, et finalement, hier soir, j’ai réfléchi à l’histoire au lieu d’écrire. Ce n’est pas plus mal. EDIT : 2000 mots ! Eh bien, on dirait que j’ai rattrapé mon retard de vendredi ! A présent, dodo !
  • 16/06/08 : 1000 mots. Peut-être que je continuerai un peu tout à l’heure, d’ailleurs. Pour l’instant, je suis crevée. EDIT : 1600 mots. J’adore Line Paso ! :) Et le chapitre progresse bien…
  • 17/06/08 : 1020 mots. Chapitre 11 écrit aux deux tiers.
  • 18/06/08 : rien foutu, trop crevée.
  • 19/06/08 : après avoir passé la journée à dormir, j’ai planté mon copain dans un coin pour écrire mes 1000 mots. Chapitre 11 presque terminé.
  • 20/06/08 : 1400 mots. Chapitre 11 bouclé, et j’ai rattrapé 400 mots sur mon retard de 1000. Encore 600 à rattraper pour tenir mes engagements… pffff…
  • 21/06/08 : pas là de la journée, rien foutu, 1600 mots de retard…
  • 22/06/08 : je me suis bougée, et j’ai écrit 2700 mots. J’ai donc rattrapé mes 1600 mots de retard ^^ Yes !!! Chapitre 12 bien entamé.
  • 23/06/08 : les 1000 mots sont faits. J’ai eu du mal, ce soir. Pas motivée, pas concentrée.
  • 24/06/08 : 1000 mots. ça avance, ça avance… si je n’avais pas un rdv de médecin super tôt demain matin, j’aurais continué un moment, mais là, je sens que le réveil sera difficile si je ne vais pas au dodo rapidement. A part ça, promis, je vous fais bientôt une “vraie” entrée :)
  • 25/06/08 : euh… je me rappelle plus trop, mais je sais que j’ai fait mes mille mots ce jour-là.
  • 26/06/08 : journée en bateau sur le lac, rentrée à 23h00, bagages à préparer pour Nice, rien fichu.
  • 27/06/08 : Nice avec Gaby, rien fichu (enfin, si, justement, on a fait plein de trucs, mais rien qui s’apparente de près ou de loin à 1000 mots par jour !)
  • 28/06/08 : Nice…
  • 29/06/08 : Encore Nice.
  • 30/06/08 : Toujours Nice… Retour en fin d’aprem, mais trop crevée.
  • 1/07/08 : journée avec ma cousine à mettre en page son master. Après, trop crevée…
  • 2/07/08 : 1000 mots !!! Du coup, je n’ai plus que… euh… 6000 mots de retard… ouais… c’est pas gagné pour les rattraper… EDIT : 800 mots de plus, chapitre 12 terminé, ce qui porte le retard à 5200 mots. On y croit.
  • 3/07/08 : 1000 mots, péniblement écrits (pas facile quand on doit en même temps créer une ville de toutes pièces !). Retard toujours à 5200 mots.
  • 4/07/08 : 1000 mots, à nouveau. Trop fatiguée pour tenter de monter à 2000, comme je voulais le faire en début de journée. Retard : 5200 mots.


Nice - Festival du Livre - 27 au 30 juin 2008

Un article de Vanessa du Frat3 juillet 2008 à 11:43

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Avec Gaby (Cécile D.), nous nous sommes rendues au Festival du Livre, à Nice. Habitant Marseille, elle me rejoignait là-bas vendredi matin, puisqu’elle venait en voiture. De mon côté, réveil difficile à 5h du matin (couchée la veille à 1h, pas pu dormir avant 2h30… vous imaginez la tête de déterrée que j’avais), puis départ pour l’aéroport. Vive EasyJet et ses prix bas ! (je n’aurais jamais cru dire ça un jour, fervente adoratrice de Swissair, puis de Swiss (pour ceux qui ne le savent pas, j’ai bossé pendant des années pour Swissport, ex-Swissair, comme hôtesse d’accueil, et je ne voyageais évidemment qu’avec Swissair, puis Swiss)) Départ à 6h50 (et un petit conseil aux futurs passagers : quand il s’agit d’un embarquement par bus, ça ne sert à rien de pousser tout le monde pour arriver en premier dans le bus. Montée bonne dernière, je suis sortie la première, héhé ^^ La feinte !), arrivée à Nice à 7h20. L’aéroport de Nice, à 7h20 du matin, c’est un peu désert. Tout est fermé, on l’impression d’être dans le film Le Terminal, l’aéroport est à nous !!! Bus direction gare SNCF, la nana me conseille de descendre à Thiers-Gambetta, heureusement pour moi, le bus s’arrête direct au terminus, et l’hôtel est super proche. Au début, gros doute : je suis entourée de sex-shops… Je me dis, ça y est, c’est un hôtel de passes… Mais non, l’hôtel est très bien, la chambre est déjà dispo, je m’allonge un moment avec bonheur. Coup de fil de Gaby, je descends la chercher, nous montons ses affaires (l’ascenseur est trop spécial, il grince, et les grincements font une petite chanson…).

Gaby est vraiment super sympa, nous nous entendons tout de suite :) Comme moi, elle aime charrier les gens et faire des blagues débiles. C’est donc un merveilleux séjour qui nous attend ! Nous descendons vers le jardin Albert Ier, lieu du festival. On trouve ça vraiment très petit, jusqu’à ce qu’on réalise que ce n’était que la moitié. Mais bon, ce n’est quand même pas très grand. Sur place, des affiches taille humaine de Marc Lévy nous font beaucoup rire, on se dit qu’on va se faire prendre en photo avec sa statue en pied avec l’auteur à côté qui nous regarde d’un air incrédule et vexé, mais finalement, on oublie ^^ La plupart des auteurs n’arriveront que l’après-midi. Nous faisons connaissance avec Julien Roccia, avec qui j’avais discuté sur Facebook. Puis, direction le McDo pour acheter des salades, et la plage !

Ce que nous découvrons, c’est que la plage de Nice est peuplée de galets meurtriers, vicieux et fourbes, et de mouettes génétiquement modifiées, qui font la taille d’un chien et qui nous regardent d’un oeil torve, prêtes à bondir pour nous piquer notre pitance. Nous rentrons à l’hôtel et mettons nos maillots de bain, puis redescendons au festival. Là, Gaby se fait dédicacer une BD et je pars voir Bernard Werber, avec qui je vais boire un verre. (et là, les fans vont me détester, parce que je découvre le titre et la couv de son livre, celui qui sort en octobre et dont le titre “est encore tenu secret”, ainsi que le synopsis de son nouveau film, sauf que… avec ma mémoire de poisson rouge, je ne retiens pas le titre du livre, et pas particulièrement curieuse, je ne lis pas le synopsis.) Moment très sympathique, mais bon, il doit retourner bosser, et Gaby me cherche.

Direction la plage, et là, nous expérimentons toute l’horreur qui se cache derrière les abominables galets. (ou bien c’était avant ? Je ne me souviens déjà plus. Mémoire de poisson rouge, je vous dis !) L’eau est chaude, mais les galets qui tuent nous gâchent le plaisir. Le soir, nous nous baladons en ville, après un dîner juste à côté de l’hôtel et un stop au magasin du coin pour acheter du shampoing.

Le lendemain, après un petit déj’ pas terrible terrible (à mon avis) pris à l’hôtel, direction le festival, puis la vieille ville. Nous nous nourrissons de glaces aux parfums improbables (j’ai pris cactus et fleur d’oranger ! Mais il y avait aussi olive noire, tomate basilic… Gaby fait sa goinfre et sa chocolate-junkie et prend trois boules chocolat : normal, nutella et chocolat blanc ^^). Nous montons tout en haut d’une colline pour admirer la vue et prendre des photos dans le cimetière, au moins, ça ne fait pas trop touriste de base… Je me ruine en achetant une superbe turquoise du Népal en forme de goutte, cerclée d’argent. Mais bon, ça fait un bail que j’en cherchais une, alors tant pis pour le prix !

Retour au festival, où Gaby confie des livres de Guillaume Musso à la vendeuse pour qu’il les dédicace. Marc Lévy est très pris, ça aurait été le bon moment de faire une photo avec sa statue ^^ Guillaume Musso se fait désirer, une longue file de fans fond sous le soleil. Retour à l’hôtel pour se rafraîchir avec une bonne douche, prendre nos serviettes de bain et nos maillots, et on repart vers le festival.

Là, petite parenthèse : Gaby, quand tu es partie dimanche, devine ce que j’ai découvert : pour aller au jardin Albert Ier, il suffisait de descendre la rue Alsace-Lorraine jusqu’à Jean Médecin, et de suivre Jean Médecin tout droit… LOL !!! Impossible de se perdre, et trois fois plus rapide… Quand je pense qu’on craignait tout le temps de se paumer…

Je me mets en maillot sur un coin de jardin pour commencer la correction d’Entrechats, puis je décide d’aller refaire un coucou à Bernard, assailli par ses fans hystériques. Je pense que toutes les filles me détestent, à présent. Bref, je ne m’étendrai pas davantage ^^ (et le premier qui trouve un double sens à cette phrase et le clame haut et fort, je le retrouve et je l’étrangle). A mon retour, Gaby va chercher ses exemplaires de Musso et parle un peu avec lui. Nous partons ensuite au McDo chercher de la bectance, puis direction la plage (oui oui, mais cette fois, on a compris, on s’est acheté des tongs !). Mais bon, l’eau est un peu froide. Nous rentrons tôt à l’hôtel, toutes les deux crevées, et puis j’ai un rencart (sauf que finalement ça ne se fera pas. Deuxième lapin en deux jours, je vais finir par me vexer, moi !). Nous discutons jusqu’à pas d’heure, c’est vraiment super sympa !

Le lendemain, posées à la terrasse d’un café, nous discutons de plein de trucs, et en particulier de l’inactivation aléatoire du chromosome X chez la femme par le gène Xist… Oui, je sais, je suis un peu étrange, parfois, cherchez pas à comprendre… Là, une dame assise à la table près de nous se mêle à la conversation en disant qu’elle a trouvé mon explication très intéressante. Nous commençons à discuter toutes les trois, elle est prof à la fac de lettres de Nice, du coup, hop, j’en profite pour faire la pub du roman de Gaby, et elle la pub du mien :) Nous échangeons cartes et adresses mail. Malheureusement, Gaby doit déjà partir. Je l’imite peu après, direction le festival (et c’est là que je découvre le chemin SIMPLE pour y aller ^^). Je vais boire un café avec Jacques Mondoloni, un homme charmant et vraiment très intéressant. J’ai d’ailleurs acheté son livre Les Goulags Mous, et je me réjouis de le commencer dès que ma pile à lire de trois kilomètres de haut aura un peu diminué… Jacques doit retourner bosser, je me retrouve à discuter avec un homme assis à notre table, et là, discussion passionnante !!! Nous parlons pendant plus de deux heures, de plein de sujets. Vraiment, c’est dingue les rencontres que l’on peut parfois faire par hasard ! (Marc, si tu passes par-là, c’est bien de toi que je parle !) Je zone un peu entre les stands, je sympathise avec des fans de Bernard, puis je vais à sa conférence. Puis, comme je suis claquée de chez claquée, je rentre à l’hôtel, raccompagnée par un jeune fan de SF (non, les gens, ne vous imaginez pas des choses, nous sommes juste allés prendre un verre ensemble !). Ensuite, dodo pendant un moment. Je déprime un peu, le contrecoup de la fatigue et du départ de Gaby. Je décide d’aller faire un tour sur la place Massena, histoire de manger quelque chose (je n’ai RIEN mangé de la journée). Arrêt miam-miam au Quick, puis j’admire les super statues qui changent de couleur. Retour à l’hôtel, apparemment, c’est l’Espagne qui gagne, on s’empresse de me le dire comme si ça pouvait m’intéresser. Là, dodo immédiat, je suis vraiment trop naze.

Le lendemain, je vais faire les boutiques, mais je n’achète RIEN ! Est-ce possible ? Ben oui, vu qu’il me reste 13€… lol. Les bagages sont fait, je pars pour l’aéroport, comme à mon habitude j’embarque en dernier (je préfère attendre dans la salle d’attente que debout avec tous les débiles). Un gars me dit “You really want to be the last ?” “No, but there’s no point in standing here and waiting if you can seat and wait…”

Dans l’avion, je commence L’Ombre de Vent, offert par Gaby, et j’accroche à fond ! Bon, je n’ai pas continué, vu que j’ai dix mille trucs plus urgents (administration, impôts, que des trucs sympas, quoi) qui attendent mon retour avec impatience. Arrivée à Genève, le bagage met trois plombes à arriver, je chope juste le train pour la gare, puis le train pour chez moi. Je suis quand même super contente de rentrer et de retrouver la Kosh qui n’en peut plus de miauler et de se rouler par terre en faisant l’étoile et le tuyau.

Nice, c’est fini, mais l’an prochain, j’y retourne, avec des sandales en plastique !!!

Et…

17 cm, MGM !



Coup de coeur pour Mara

Un article de Vanessa du Frat17 juin 2008 à 17:22

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J’introduis aujourd’hui la catégorie “coup de coeur”, pour vous présenter le travail de gens que j’apprécie. Pas forcément de lien avec l’écriture ou l’édition, donc.

Je vais vous parler aujourd’hui de Mara. Mara, c’est une fille que j’ai rencontrée il y a quelques années sur le site Deviant Art. Je ne sais plus comment je l’ai découverte, mais j’ai immédiatement accroché à son style de dessin, très BD (et pas du tout manga). Je me suis attachée à son personnage Emily, qui me faisait penser à Ludméa, et dont Mara rendait admirablement les expressions. A l’époque, Mara travaillait sur un projet de BD, Clues.

Ce projet a été accepté par un éditeur, et Mara a sorti sa première BD lundi 6 juin : Clues, sur les traces du passé. Pendant plusieurs mois, elle a présenté ses planches et ses recherches sur son blog, que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt (mais sans trop regarder les planches, pour ménager le suspense !). Comme moi, Mara vit en Suisse (et tout près de chez moi, en plus). Jeudi dernier, je suis allée à la FNAC pour acheter Clues et me le faire dédicacer, et j’ai enfin rencontré Mara “en vrai” :) J’ai même une photo avec elle, mais je ne vous la montrerai pas, parce que j’ai vraiment une sale tête dessus ^^

Aussitôt rentrée chez moi, j’ai commencé Clues. Une petite particularité de cette bande dessinée, qui mérite d’être soulignée : Mara est scénariste, dessinatrice et coloriste, ce qui n’est pas forcément courant. Dire que j’ai dévoré cette BD serait un euphémisme. Moi qui n’aime pas les BD (désolée…), j’ai complètement accroché à Clues. Il faut dire que j’étais déjà attachée aux personnages d’Emily et de l’inspecteur Hawkins alors que la BD n’était qu’un projet, alors je les ai retrouvé avec bonheur !

Bon, faut quand même que je vous présente un peu Clues, hein (et c’est là qu’on voit que je suis nulle pour écrire des articles. Aucune structure, tout ça…). Et comme je suis une grosse flemmasse (on le savait déjà), je reprends la présentation de l’éditeur :

Londres, fin du XIXe siècle. Emily, jeune fille d’une vingtaine d’années, parvient à intégrer le service du célèbre inspecteur Hawkins. En accompagnant celui-ci sur l’une de ses enquêtes, elle met la main sur des indices qui pourraient avoir un rapport avec la mort de sa mère décédée tragiquement alors qu’elle était enfant.

Clues

L’histoire est bien rythmée, l’ambiance est présente dès les premières cases, les dessins sont magnifiques, le personnage d’Emily est juste génial, bref, une réussite totale !!! Là, il va falloir attendre le deuxième tome, c’est dur !

Bref, cette première BD est pour moi un vrai coup de coeur, et j’ai vraiment hâte de retrouver la suite des aventures d’Emily et de l’inspecteur Hawkins dans le tome 2. Achetez Clues, vous ne le regretterez pas !



En faire trop ou ne pas en faire assez ?

Un article de Vanessa du Frat16 juin 2008 à 18:16

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Certaines personnes (ou plutôt, une certaine personne ^^) me reprochent de me perdre dans des longueurs. J’avoue que parfois, je pourrais faire plus court, mais je laisse courir le récit pour le simple plaisir de faire interagir mes personnages et de les mettre en relief.

Quelque chose que j’ai toujours reproché aux romans, c’est qu’on ne nous montre qu’une facette des personnages. Du coup, les personnages restent creux, superficiels. Comme les décors de films américains. J’aime quand un personnage radote, quand il est chiant, un peu con, quand il fait des trucs pas logiques simplement parce que, dans la vie, on fait des trucs pas logiques. Un personnage n’est pas constamment tendu vers l’action. Parfois, en lisant certains romans, on a l’impression que les personnages ne sont que des pions, une sorte d’excuse pour faire avancer l’histoire. Un dialogue a toujours une méga importance, la moindre découverte est cruciale, toutes les pensées du héros sont dirigées vers l’histoire ou vers l’issue de celle-ci.

Non. Mais. Oh. Est-ce que vous vous imaginez si quelqu’un enregistrait votre vie du début à la fin, dans les moindres détails, et ne gardait que les éléments qu’il juge importants ? Pour un peu que ce qu’il juge important soit l’obtention d’un prix de gymnastique à l’âge de 15 ans, bravo l’intérêt.

J’ai toujours mis un point d’honneur à rendre mes personnages crédibles. Mes personnages sont chiants, ils font des trucs stupides, ils ont des problèmes existentiels débiles, ils foncent tête baissée dans la mauvaise direction, bref, ils sont humains. Luka est une grosse flemmasse qui a le sens de l’humour d’un bol de porridge, il est têtu, immature par moments, violent. Line est une égoïste naïve et indécise, qui rabaisse tout le monde et ne s’occupe pas du tout de son gosse. Ludméa est obstinée, obsédée par le “qu’en dira-t-on” et vit sur son petit nuage. Ruan est… euh… Ruan est un peu trop complexe pour qu’on le réduire à quelques mots. Lyen est prête à sacrifier tout le monde pour se venger. Bref. Heureusement, ils ne se limitent pas qu’à ça, sinon, le roman serait vite casse-pied.

Mais des fois, je me dis, peut-être que j’en fais un peu trop. Peut-être que je devrais parfois privilégier l’avancée de l’action à la profondeur et au réalisme des personnages. Je ne sais pas. En général, je n’écris qu’un dixième des scènes que j’imagine. Les scènes intermédiaires sont jouées dans ma tête et me permettent (probablement) d’améliorer le réalisme des personnages pour les scènes écrites.

Une chose qu’on m’a reprochée (une seule fois, d’ailleurs), c’est que l’histoire était déjà tellement complexe qu’ajouter des personnages complexes eux aussi contribuaient à perdre le lecteur. Par ailleurs, on m’a dit (de nombreuses fois) que mes personnages étaient extrêmement réalistes et très attachants.

Du coup, que faire ?

(si François était là, il me dirait “il faut couper !!!”, mais il n’est pas là, alors j’en profite :postevil: )



Remise en question, le retour !

Un article de Vanessa du Frat14 juin 2008 à 22:58

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Vous vous souvenez de ce post ? Eh bien, je tergiverse, je tergiverse, et… J’en suis arrivée à plusieurs autres conclusions :

  1. le nombre de planètes différentes me dérange, mais j’ai besoin d’avoir au moins TROIS planètes différentes dans l’Alliance Alpha pour que l’histoire fonctionne de manière réaliste. Alpha, Lambda, et… une autre planète dont je tairai le nom.
  2. je préfère recentrer l’action dans un système de planètes rapprochées, du style la Terre, Mars, Vénus. Pourquoi ? Une seule raison : la communication. Si un gus envoie un message à un autre gus sur une autre planète, si le message arrive quatre jours plus tard, c’est moyen. Sans compter que pour passer d’une planète à l’autre, c’est mieux aussi de ne pas mettre trois ans.
  3. donc, pour reprendre le point 2, je veux une communication assez rapide, mais je ne veux pas qu’on puisse faire le trajet “Alpha-Lambda” en quelques heures seulement. J’envisage un trajet assez long, du style “Paris-Auckland”. Pour toutes sortes de raisons, il ne faut pas que ce soit trop simple d’aller sur Alpha. Et soyons lucides, dans le monde que j’ai bâti, ce ne serait pas très logique de mettre 25 heures à faire le trajet “Paris-Auckland”.
  4. l’histoire du “fond de teint” mat pour cacher la pâleur du teint de Line et de Lúka, honnêtement, c’est hyper cheap. Donc ça, je vire. Et bon débarras.
  5. je vais aussi faire un assez gros changement à un niveau de l’histoire, qui n’aura pas vraiment d’incidence sur ce que vous avez déjà lu, mais bon, faut quand même ménager un peu le suspense, donc j’évite d’en parler ici :)

En tout cas, le tome 1 version papier sera différent de la version “roman en ligne” sur pas mal de points. Je me réjouis déjà de me plonger dans les corrections, et dans la réécriture complète du chapitre 1.



Discipline II

Un article de Vanessa du Frat12 juin 2008 à 14:56

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Pour l’instant, 4 jours, un peu plus de 5000 mots écrits, et le chapitre X est presque terminé. Je suis assez contente de moi, surtout que je n’ai pas l’impression que ce que j’écris est mauvais. Depuis la relecture très très critique du tome 1, marqueur en main, je fais davantage attention à mes défauts récurrents : les adverbes en -ement, les participes présent, les verbes de dialogue en surabondance, le rythme des phrases.

En revanche, je remarque que mes personnages ont du mal à faire autre chose que “hausser les épaules” “froncer les sourcils” “baisser les yeux” “détourner le regard”, et le pire de tous : “sourire”. Il faudrait que je renouvelle un peu mon vocabulaire.

Le chapitre X est bientôt terminé. Il le sera d’ici dimanche, je pense. Il fera partie des “longs chapitres”, probablement plus de 8000 mots. Cela dit, c’est un chapitre qui clôt une partie de partie (oui, je suis chiante avec mes parties et mes parties de parties). Après ça, je me lance dans le deuxième tiers de la cinquième partie ! (pas au niveau de la longueur, mais au niveau du découpage de l’histoire. Contrairement aux parties précédentes, la cinquième partie est clairement découpée en trois séquences)

Bon, c’est pas tout, ça, mais maintenant que j’ai fait mes devoirs, je file acheter plein de super fringues en solde, avant d’aller acheter Clues et de me le faire dédicacer !



1000 mots par jour

Un article de Vanessa du Frat10 juin 2008 à 1:03

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1147 mots !!! Saraï, elle roxe du boudin.

EDIT : Comme Lily l’a très justement fait remarquer, cette entrée est la 50ème du blog :) ça vous change la vie, n’est-ce pas ? J’en étais sûre ! Bon, continuons sur cette lancée : prochain but, la 100ème entrée !



Détacher les écrits de l’écrivain

Un article de Vanessa du Frat — à 0:03

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Dans l’optique de tenir mon engagement (mille mots par jour !), je suis en train d’écrire le début du chapitre X-5, et je me retrouve confrontée à un problème : je fais intervenir un personnage à l’éthique plus que douteuse, élevée dans la royauté d’une planète ennemie, bercée par les idées eugéniques de son peuple et par toute une génération de consanguinité. Elle tient des propos clairement racistes vis-à-vis de certains autres personnages et de leur “métissage racial”, en parlant de leurs “traits grossiers”.

Mon problème est le suivant : évidemment, les idées de ce personnage ne sont pas les miennes, vu que sinon, je n’aurais pas choisi une héroïne métisse vivant sur une planète de métis, mais comme elle s’extasie sur la peau claire des jumeaux, j’ai un peu peur qu’on prenne les Enfants de l’Ô pour une apologie de l’eugénisme (que vous me compreniez bien, LEÔ parle d’eugénisme, très très clairement, mais pas vraiment dans une optique positive) et du racisme.

Si je me pose ce genre de questions, c’est un peu suite à de nombreuses réflexions sur mes écrits (je crois que la nouvelle mettant en scène un pédophile du point de vue de celui-ci y est pour beaucoup, et le sujet du Sang des Miroirs est suffisamment dérangeant également pour susciter quelques remarques). J’ai lu il y a quelques années un roman (excellent) nommé Out of the Silence. Pour replacer le contexte, La Nuit des Temps est un plagiat avoué de Out of the Silence, de Erle Cox, paru autour de 1925, je crois. Ce roman a été ensuite retiré des collections pour “racisme” et idées politiquement incorrectes. A la lecture, je n’avais pas eu l’impression d’avoir affaire à une apologie du racisme ou de l’eugénisme, du coup, j’ai été un peu surprise. Certes, les opinions du personnage correspondant au personnage d’Eléa (Hiéranie, dans Out of the Silence) sont choquantes pour nous, actuellement, mais quel est le problème ? Après tout, il s’agit des opinions d’un personnage, et non le schéma de pensées du livre entier. D’ailleurs, la fin est très claire à ce propos (mais je ne la dévoile pas, si vous voulez lire Out of the Silence (La Sphère d’Or, en français)).

Bref, tout ça pour dire, comment gérez-vous les idées politiquement incorrectes de vos personnages ? Je dois dire que jusqu’à maintenant, entre le sadique qui prend plaisir à tabasser une pauvre femme enceinte qui tient lieu de personnage principal, l’histoire d’amour incestueuse, l’eugénisme et les manipulations génétiques, la violence sous-jacente, les innocents qui meurent, les enfants maltraités, etc. etc., on n’est clairement plus dans la ligne éditoriale de la Bibliothèque Rose…



Discipline

Un article de Vanessa du Frat8 juin 2008 à 22:51

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Comme François l’a dit très justement dans un commentaire, je suis une grosse feignasse. Même si je suis crevée les trois quarts du temps, j’ai quand même dans la journée des moments où je pourrais écrire, et si je ne le fais pas, c’est clairement par fainéantise. Evidemment, je me trouve d’autres excuses : je n’arrive pas à me concentrer (ce qui est tout à fait vrai), je n’ai pas d’inspiration, ce que j’écris est nul, etc. etc.

Cela dit, mon roman ne va pas s’écrire tout seul, donc il va falloir que je trouve une solution. Apparemment, ma fatigue ne disparaîtra pas de sitôt, je vais devoir faire avec.

Dès demain, je m’impose une nouvelle discipline : écrire 1000 mots tous les jours. C’est un peu comme le NanoWriMo (1700 mots/jour pour le Nano si on veut atteindre le but de 50′000 mots en un mois en écrivant régulièrement, si ma mémoire est bonne), sauf que contrairement au Nano, je ne me fixe aucun but particulier, mais un nombre de mots à respecter chaque jour.

Même si j’écris 3000 mots un jour (on peut rêver, ceci dit, dans mes grands moments, j’étais capable de 15′000 mots par semaine), il faudra que j’écrive mes 1000 mots le jour suivant.

Je crois que c’est la seule solution pour avancer. Gaby, je te prends personnellement à témoin, et tu seras responsable de me botter les fesses à Nice si je n’ai pas respecté mon engagement. Lily, tu as la lourde tâche de me harceler si tu sens que je flanche.

Maintenant, il me faut une punition si je n’arrive pas à respecter cet engagement. Quelqu’un a une idée ? (bon, je vous préviens tout de suite, on va éviter les coups de fouet)